8/20 Verdict
Ah ben quand même, on a failli s'inquiéter ! Parce que mine
de rien, avec son Jour d'après, il
avait fait un film presque bon le père Emmerich (un très bon film même, à en
croire notre Kevin Prin) laissant presque croire que le bonhomme avait sa place
sur un fauteuil de réalisateur. En tout cas 10 000 rectifie catastrophiquement le tir en revenant à ses amours
passés : le grand n'importe quoi incarné, justifié par deux ou trois
inspirations techniques et où les valeurs profondes s'illustrent avec démagogie
à la portée des esprits les plus simplets mais maquillé par des effets
spéciaux, il est vrai, vraiment bien foutus. En tout cas, pondre cette triste
histoire de fils des ages farouches après Apocalypto fait franchement pitié. Rahan, plus vide que
le vent...
Synopsis :
10 000 ans avant J-C, un jeune homme de 21 ans et sa tribu luttent pour survivre en chassant les mammouths. Quand les chasseurs de son clan et la princesse dont il est tombé amoureux sont faits prisonniers, il se lance à leur secours...
Donc 10 000 c'est
franchement pas terrible, mais ça on s'en doutait forcément un petit peu.
Restait juste à savoir jusqu'à quel stade le cinéaste s'embourberait dans la
négligence pédagogique, dont le premier talon d'Achille était de s'adresser à
un public accusant quelques ressortissants qui cherchent encore à véroler les
bouquins d'histoire par des discours religieux. D'entrée de jeu, il ne les aide
pas. Mais alors vraiment pas avec son pitch d'homo-sapiens épilés sous
les bras, peinturlurés au mascara et qui assurent un max en anglais première
langue... mais avec un accent pourri quand même, faut pas totalement abuser. Un
aspect light du cinéma hollywoodien qui se soutiendra lui-même avec des excuses
aussi piteuses que "C'est du cinéma, du divertissement", sans même se
rendre compte que ça rend directement imbuvable tout ce bordel. Ca ne marche
pas, un point c'est tout ! D'autant plus que le divertissement servant d'alibi
ne répond même pas à l'appel, et ce n'est pas le joli bestiaire numérique de
l'affaire qui rectifiera le tir. Seul l'affrontement contre les dodos
carnivores tient encore la route en plus d'afficher la clairvoyance du film :
ils ne volent pas très haut et se cognent dans les branches...

Bref, ils sont super évolués les hommes préhistoriques, ils braillent comme Mel Gibson dans Braveheart avant d'aller chasser le mammouth (mot qu'ils prononcent mal en plus), mais ne savent pas se défendre lorsqu'ils sont attaqués par des similis Vikings égyptiens. Et ceux là, ils sont méchants mais encore plus évolués parce qu'ils ont appris à monter à cheval, à coudre des gourdes en cuir et à se forger des armes blanches. Mais eux - nanananère - ils ne savent pas aligner deux mots en anglais ! Bien fait pour leur gueule et tant pis pour leurs pyramides high tech parce qu'ils ont fait l'erreur de leur vie en kidnappant la playmate du village sous prétexte qu'elle avait un bobo sur la main en forme de Grande Ours (sérieusement, c'est ça le scénario !). Un topo en béton armé démontrant que la grève des scénaristes avait quelques semaines d'avance dans le bureau du gang Emmerich/Devlin et qui tourne en rond une bonne heure pour quoi ? Hein ? Pour que des mecs en pagne se ruent les uns vers les autres en brandissant des lances sculptées dans l'échine d'on ne sait quel animal. Mouais... à moins d'avoir occulté le dernier film de Gibson, justement, Pathfinder, 300 et le panier d'adaptations d'Heroïc Fantasy de cette dernière décennie, on s'ennuie vraiment ferme !

Au moins Stargate, dont 10 000 demeure très proche, avait le mérite de rameuter quelques aliens pour mettre de l'ambiance. Ici, rien, niet, nada, juste un Tigre à dent de sabre apprivoisé sympatoche comme tout parce qu'à défaut d'un labrador, on pouvait toujours compter sur un bon smilodon à l'époque. Une idée grotesque parmi tant d'autres renvoyant plus bas que terre un projet à priori alléchant (et dire qu'on aurait pu avoir Rahan de Christophe Gans à la place) mais conçu dans le désintéressement le plus total. En plus de crouler sous les incohérences les plus insultantes (pas la peine de chercher la petite bête, elles font trois tonnes ici), le film reste exagérément chiant, mal écrit, ridicule et persiste dans un romantisme premier degré décidemment à la masse. Pire que tout, et c'est peut-être là qu'Emmerich descend vraiment dans notre estime, il n'y a même pas matière à rire !

Bref, ils sont super évolués les hommes préhistoriques, ils braillent comme Mel Gibson dans Braveheart avant d'aller chasser le mammouth (mot qu'ils prononcent mal en plus), mais ne savent pas se défendre lorsqu'ils sont attaqués par des similis Vikings égyptiens. Et ceux là, ils sont méchants mais encore plus évolués parce qu'ils ont appris à monter à cheval, à coudre des gourdes en cuir et à se forger des armes blanches. Mais eux - nanananère - ils ne savent pas aligner deux mots en anglais ! Bien fait pour leur gueule et tant pis pour leurs pyramides high tech parce qu'ils ont fait l'erreur de leur vie en kidnappant la playmate du village sous prétexte qu'elle avait un bobo sur la main en forme de Grande Ours (sérieusement, c'est ça le scénario !). Un topo en béton armé démontrant que la grève des scénaristes avait quelques semaines d'avance dans le bureau du gang Emmerich/Devlin et qui tourne en rond une bonne heure pour quoi ? Hein ? Pour que des mecs en pagne se ruent les uns vers les autres en brandissant des lances sculptées dans l'échine d'on ne sait quel animal. Mouais... à moins d'avoir occulté le dernier film de Gibson, justement, Pathfinder, 300 et le panier d'adaptations d'Heroïc Fantasy de cette dernière décennie, on s'ennuie vraiment ferme !

Au moins Stargate, dont 10 000 demeure très proche, avait le mérite de rameuter quelques aliens pour mettre de l'ambiance. Ici, rien, niet, nada, juste un Tigre à dent de sabre apprivoisé sympatoche comme tout parce qu'à défaut d'un labrador, on pouvait toujours compter sur un bon smilodon à l'époque. Une idée grotesque parmi tant d'autres renvoyant plus bas que terre un projet à priori alléchant (et dire qu'on aurait pu avoir Rahan de Christophe Gans à la place) mais conçu dans le désintéressement le plus total. En plus de crouler sous les incohérences les plus insultantes (pas la peine de chercher la petite bête, elles font trois tonnes ici), le film reste exagérément chiant, mal écrit, ridicule et persiste dans un romantisme premier degré décidemment à la masse. Pire que tout, et c'est peut-être là qu'Emmerich descend vraiment dans notre estime, il n'y a même pas matière à rire !
Les réactions dans les forums FilmsActu
Par Hellzed le Mercredi 12 Mars 2008, 14h24
Et dire que ce film fait un tabac. 
Par delpedro le Lundi 10 Mars 2008, 22h58
Moi j'ai une question:
est ce que 10.000 est 33,3333333 fois meilleur que 300 ? Bon ok je sors
est ce que 10.000 est 33,3333333 fois meilleur que 300 ? Bon ok je sors
Films
Film / 10 000réalisé par Roland Emmerich
année de production : 2007 sortie en salles : 12 Mars 2008
Fiche complète / Lire la critique / 3 vidéos
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