Lorsque l'on assiste, tels d'impuissantes victimes, à un spectacle aussi raté que DragonBall Evolution, impossible de s'y prendre avec des pincettes : la nullité du film dépasse à tous les niveaux ce que nous avions essayé de prévoir à travers les hallucinantes bandes-annonces diffusées sur le net. Ce n'est pas juste mauvais, c'est une expérience parfaitement déplorable, de bout en bout, fruit d'une adaptation complètement mutilée. L'oeuvre de Akira Toriyama est entachée à jamais !
Goku, un guerrier doté de super-pouvoirs, protège la Terre de Piccolo et ses sbires, bien décidés à dominer l'univers grâce aux boules de cristal...
La fin du monde est proche... Dans Dragonball Evolution, bien évidemment, mais dans la réalité aussi. Un monde dans lequel les chômeurs en crise risquent de bientôt se voir rejoindre par James Wong, un réalisateur qui risque de subir un tel courroux des fans qu'il ne pourra plus jamais tourner quoique ce soit. Un monde dans lequel les ados aux cheveux englués de gel les moins futés demeurent la pierre angulaire culturelle qui érige les arts et sert donc d'inspiration au San Goku de ce film. Un monde dans lequel l'industrie du cinéma elle-même ne se soucie plus de proposer un produit dont elle peut être fière... Enfin si, c'est tout de même avec une fierté unique que DragonBall Evolution peut s'ériger comme le point d'orgue du mépris le plus crasseux qu'une production puisse faire à l'encontre de ses spectateurs. Et même s'il demeure finalement un non-événement en soit (un comble pour une adaptation attendue depuis des années), la médiocrité qu'il transpire à chaque seconde pose de vraies questions sur le bien fondé de faire des films, tout simplement... Et oui, c'est à ce point !

Nous nous y attendions, nous en avons eu la confirmation : dans les pattes d'un studio hollywoodien, l'adaptation du manga d'Akira Toriyama ne pouvait être que dénaturée. 100 millions de dollars ont donc été dépensés ici, 100 millions partis en fumée puisque DragonBall Evolution ne semble en avoir coûté que 10. De mémoire de spectateur on s'était rarement autant ennuyé devant un film supposé de divertissement. Si notre montre ne s'était pas suicidée avant nous, elle nous aurait probablement demandé d'arrêter de la regarder toutes les deux minutes. Véritable incarnation d'un néant artistique complet, un vent, un souffle, un ''pschiiit'' d'ouverture de bouteille de soda, DragonBall Evolution est un film qui semble demander aux malheureux qui le regardent pourquoi est-ce qu'ils sont encore là. Rien n'est fait pour plaire ! Le scenario (même si d'aucun ne se permettrait d'appeler ça un ''scenario'' sans mériter la peine de mort), en plus d'être traité par-dessus la jambe sabote comme rarement son rythme en charclant tout ce qu'il était possible de charcler dans le matériau d'origine pour le rendre accessible au public (comprendre par là, l'américain moyen de 14 ans). Epuré de toute sa magie, de tout son univers, de toute son atmosphère, DragonBall accouche d'un film live qui semble avoir 20 ans au compteur. Comme tourné à une époque où il était bon d'adapter tout et n'importe quoi (Super Mario, Musclor, Double Dragon) alors que la technique ne pouvait décemment pas suivre...

Sauf qu'aujourd'hui ''On peut'' (c'est Obama qui le dit) et il est inacceptable de s'effondrer, en 2009, devant un machin d'une pauvreté technique hallucinante, cheap au possible et qui ferait passer Uwe Boll pour Orson Welles. Avec une mention spéciale pour Piccolo, réduit à un méchant de base très méchant (façon Power Rangers) qui du haut de sa plate-forme flottante passe le film à serrer le poing pour expliquer qu'il écrasera le monde et empêche son masque en plastoc de se décoller avec l'autre main. Evidemment, on ne s'attardera pas inutilement sur toutes les notions d'adaptation et de fidélisation au matériau dont il s'inspire (ce serait un coup à rater notre propre enterrement) parce que le Goku qui semble échappé d'un sous-sous-sous-Twilight et qui aimerait bien grimper des copines elles-mêmes échappées d'un sous-sous-sous-sous-sous-Twilight n'est que la partie visible de l'iceberg qui déclenchera les foudres des fans de l'œuvre de Akira Toriyama. A croire que tout ce que les gens qui ont bossé là-dessus ont retenu du manga c'est qu'il a des cheveux en pointes, des boules, et de la bagarre... Enfin, il y a de quoi s'arracher les cheveux (en pointes, donc) lorsque la seule leçon du fameux ''Kamehameha'' se limite à un subtitut de défibrillateur ou à allumer une bougie. C'est bien connu, si les Chinois font apparaitre une boule de feu, c'est uniquement pour éclairer la pièce !

A l'opposé complet de l'adaptation fidèle, nous assistons ici à un mépris culturel bien américain (et bien commercial) qui en dit long sur le projet. Mais non, même sorti de l'idée que DragonBall Evolution est à Dragon Ball ce que Rocco Sifredi est au Vatican, en tant que film à part entière, le résultat à l'écran cumule à tour de bras tout ce qu'un spectateur possédant toutes ses facultés intellectuelles refuserait de voir. A moins de s'extasier sur des ralentis d'un goût douteux (''oh, une goutte de pluie'', ''oh Goku évite un bâton'', ''oh Goku reproduit les mouvements de la techntonik''), de vouloir se farcir un clone un peu foiré de Tom Cruise qui n'arrive pas à se coiffer, un méchant insipide, une narration morcelée, Ernie Hudson chauve avec des sourcils tout blancs, un projet sans la moindre ampleur et des empoignades de bazar qui feraient passer n'importe quel épisode de Bioman pour une vidéo de démonstration de Krav-maga, rien ne tire le film d'un trou qu'il est probablement encore en train de creuser. Juste une blague, une bonne grosse blague bien crasse (la date de sortie du 1er avril trouve tout son sens) qui n'arrive même pas à nous arracher un sourire. L'histoire légendaire du navet qui aurait bien aimé être un nanar !
Réactions
Par captain-spaulding le Lundi 28 Décembre 2009, 1h04Ce film est un excellent laxatif
La mauvaise foi "made in Hollywood" est à son comble avec ce navet. Lorsque je vois à quel point les scénaristes hollywoodiens arrivent à rendre crédible l'histoire carnavalesque et ridicule d'un millionnaire aigri de la vie qui, à la nuit tombée, prend un mâlin plaisir à se déguiser en chauve-souris pour aller effrayer les méchants bandits de son quartier (cf. Batman), je me dis qu'ils n'ont fait aucun effort avec l'adaptation de DragonBall au cinéma.
En fait, on sent presque une envie de casser du manga en faveur des adaptations tirées de Marvel ou de DC Comics.
Personnellement, je trouve l'histoire de Batman grand-guignolesque, grotesque et ridicule, et pourtant ils arrivent à en faire un film. Pourquoi donc gâchent-ils une histoire comme DB qui à la base est bien plus solide que n'importe quel Marvel ?
La réponse est simple, les adaptations de manga sont systématiquement ridiculisées à Hollywood.
Par captain-spaulding le Samedi 5 Décembre 2009, 0h56Je trouve que cette chose ne mérite pas la note qui lui est donnée ici. C'est vrai, d'où il sort ce point ? J'ai beau chercher je ne vois rien qui puisse rapporter un point à ce truc.
Je suis allé le voir avec un ami sachant rien qu'à la bande annonce que ce serait un navet pour le plaisir de gueuler "bouuuh" pendant tout le film. Il y avait 4 clampins dans la salle, et nos cris n'ont gênés que pendant quelques minutes. Après ça, les vieux bougons "laissez-nous-voir-le-film" avaient eux aussi envie de crier. Même les des mômes de quoi... même pas douze ans ? Se rendaient compte que ce film était à chier. Alors qu'à cet âge là le cinéma c'est toujours la fête !
Bref...
Je crois que de mémoire d'homme on n'a jamais vu pire.
J'irai même jusqu'à dire qu'on a pas vu pire depuis le big bang!^^
Je trouve que cette chose ne mérite pas la note qui lui est donnée ici. C'est vrai, d'où il sort ce point ? J'ai beau chercher je ne vois rien qui puisse rapporter un point à ce truc.
Je suis allé le voir avec un ami sachant rien qu'à la bande annonce que ce serait un navet pour le plaisir de gueuler "bouuuh" pendant tout le film. Il y avait 4 clampins dans la salle, et nos cris n'ont gênés que pendant quelques minutes. Après ça, les vieux bougons "laissez-nous-voir-le-film" avaient eux aussi envie de crier. Même les des mômes de quoi... même pas douze ans ? Se rendaient compte que ce film était à chier. Alors qu'à cet âge là le cinéma c'est toujours la fête !
Bref...
Je crois que de mémoire d'homme on n'a jamais vu pire.
Par captain-spaulding le Dimanche 15 Novembre 2009, 23h44et quand on pense qu'une suite est prévue pour le printemps 2010... il faut vraiment être vicieux...
Postez votre avis :
Films
durée : 1h30 réalisé par James Wong
année de production : 2009 sortie en salles : 1 Avril 2009
Fiche complète / Lire la critique / 5 vidéos
FilmsActu.com























Chargement en cours...
Créer une alerte

