Après avoir suscité une attente monstrueuse de la part des amateurs de science-fiction en général et des inconditionnels de James Cameron en particulier, le phénomène Terminator Renaissance n'aura finalement pas lieu et c'est un simple blockbuster d'action calibré pour l'été hollywoodien qui nous est offert. Un film efficace mais impersonnel, brillant par quelques fulgurances dans les scènes d'action mais handicapé par une réalisation dénuée d'inspiration et un montage trop rapide pour lui permettre de décoller. Terminator Renaissance demeure un divertissement plaisant à regarder mais nous attendions tellement plus.
John Connor, âgé de 30 ans, leader charismatique de la résistance humaine face aux machines, mène une lutte à mort pour sauver ce qui reste de l'Humanité...
Depuis l'annonce de la mise en chantier de Terminator Renaissance qui fait suite à un troisième épisode raté même si excessivement conspué, les rumeurs et spéculations en tous genres n'ont cessé de circuler à son sujet. Il y a eu tout d'abord les discussions autour de la présence de McG au poste de réalisateur, le bonhomme s'étant surtout illustré par ses Charlie's Angels, deux blockbusters qui ne le prédisposaient pas particulièrement à s'attaquer à l'univers de James Cameron mais qui avaient pour mérite de dénoter d'un certain jusqu'auboutisme. Il y a eu ensuite les polémiques autour de la caution accordée ou non par James Cameron et bien sûr les paris sur la participation respective d'Arnold Schwarzenegger et de Linda Hamilton au projet. Parallèlement, les premières images dévoilées à travers les bandes-annonces et dessins de production avaient de quoi faire naître les rêves les plus fous, de par l'univers foisonnant et visuellement chiadé qui s'en dégageait, en plus de son casting alléchant. A l'arrivée, ce quatrième opus de la saga Terminator s'impose comme un divertissement honnête mais c'est tout. Ce n'est ni le chef d'œuvre désiré ni le bide que l'on pouvait craindre, simplement un produit calibré pour les masses, efficace mais impersonnel.

S'il est un reproche majeur que l'on pourra faire à Terminator Renaissance, c'est bien l'absence frappante d'intensité qui caractérise ces 1h48 de bobine. Un encéphalogramme plat que l'on doit à une réalisation dénuée d'ampleur et surtout d'inspiration, donnant parfois l'impression d'assister à un téléfilm plaisant plutôt qu'à un vrai film de cinéma. Ce qui est d'autant plus rageant qu'il est perceptible que le cadre narratif et le style visuel ont donné lieu à un véritable travail. Or cet univers est bel et bien là, sous nos yeux, mais reste désespérément sous-exploité. McG ancre son histoire dans un décor, visions post-apocalyptiques d'une Terre morte, mais oublie de le filmer alors même qu'il cite La Route de Cormac McCarthy, avec son esthétique de désolation et ses gangs sans foi ni loi. McG ébauche des personnages qui ont du vécu mais oublie de les faire vivre alors qu'il prétend parler d'humanité. En d'autres termes, Terminator Renaissance est un concentré de propositions passionnantes mais dont les enjeux ne vont guère plus loin que ce qui était suggéré dans la bande-annonce. Qu'il s'agisse des conflits qui opposent John Connor en leader progressiste de la Résistance à ses supérieurs conservateurs, des tourments existentiels de Marcus Wright, dont les origines temporelles offrent un effet de miroir sympathique avec les voyages des Terminators dans les précédents volets, ou même du face-à-face très attendu entre Connor et Wright, le film se contente chaque fois d'expédier ses thématiques en deux ou trois répliques avant de passer abruptement à la scène suivante. Terminator Renaissance oublie de prendre son temps, la faute à un découpage trop rapide privilégiant l'efficacité au détriment de la substance, un montage de producteurs dans lequel il semble manquer une bonne demi-heure.

Non seulement l'intrigue pure n'en ressort guère grandie, d'autant que les dialogues pèchent plus d'une fois par excès de simplisme, mais les personnages en souffrent eux aussi énormément. Christian Bale fait un John Connor charismatique mais monolithique et dont les acolytes restent des ombres (Common en tête). De son côté, Sam Worthington réussit à tirer quelques élans d'empathie le temps d'une ou deux séquences mais son idylle avec Blair (Moon Bloodgood) reste trop superficiellement explorée pour provoquer la moindre émotion. A la réflexion, on se demande s'il n'aurait pas été judicieux d'inverser les rôles entre Bale et Worthington : le premier aurait apporté plus de tripes aux tourments de Marcus, le second aurait fait un Connor moins dur et moins figé, rappelant davantage la coolitude d'Edward Furlong dans Terminator 2. Parmi les personnages secondaires cependant, Anton Yelchin (Star Trek) tire son épingle du jeu grâce à une interprétation nettement plus vivante, s'imposant comme un Kyle Reese adolescent tout à fait crédible. On regrette presque qu'il ne soit pas le héros du film. Reese forme d'ailleurs un duo pittoresque avec une enfant dont l'attitude n'est pas sans évoquer celle de Newt dans Aliens. La comparaison s'arrêtera là puisque la SF de studio d'aujourd'hui, c'est-à-dire post-Matrix, s'avère souvent bien trop sage pour se comparer aux productions des années 80 - classé PG13, Terminator Renaissance montre timidement quelques gouttes de sang (exit l'aspect organique des scènes où le Terminator se triturait les circuits dans les deux premiers opus) et met en scène des personnages décidément trop lisses.

Sur le plan de l'action, car c'est aussi (et beaucoup) cela que l'on vient voir dans un Terminator, McG et son équipe d'effets spéciaux semblent avoir concentré leurs efforts sur les scènes les plus ambitieuses et nous délivrent quelques moments généreux soutenus par un "bestiaire" de machines assez riche. Les quelques faiblesses d'effets spéciaux sur des plans mineurs (telles que des incrustations bâclées) s'avèrent ainsi largement compensées par l'attaque d'une station service par un robot titanesque, suivie d'une course poursuite vertigineuse impliquant les mototerminators et donnant lieu à quelques plans démentiels de mouvement. On aime. Mais l'effet visuel le plus réussi reste l'apparition surprise - ou presque - d'Arnold Schwarzenegger, accompagné du thème musical au rythme légendaire. A ce titre, on ne doute pas une seule seconde que McG connaisse l'univers créé par James Cameron sur le bout des doigts, le film fourmillant de références et de clins d'œil plus ou moins habilement amenés mais dans l'ensemble assez fun. Mais faire un bon film s'adressant aux initiés tout en satisfaisant le cahier des charges très serré des blockbusters actuels, qui exige notamment que celui-ci soit accessible à tous les publics (y compris les plus jeunes), était peut-être une mission impossible, sauf si l'on s'appelle J.J. Abrams. En voulant faire plaisir à tout le monde, McG ne réussit pleinement sur aucun tableau et se contente de niveler son film par le bas et de livrer un produit sans âme, à l'image de sa bande son qui plombe trop souvent l'atmosphère. Pas de quoi mettre en danger les deux chefs d'œuvre de James Cameron, qui restent décidément indémodables. Alors oui, Terminator Renaissance nous a déçus malgré ses quelques qualités, mais nous en attendions peut-être trop.
Réactions
Par Sinefil le Mardi 14 Juillet 2009, 2h58Je vois qu'il y en a qui n'ont rien pigé au sujet de l'univers de TERMINATOR [confère les propos de Amenhotep]. D'accord le premier opus plante le décor avec le rapport entre les humains et les machines, de plus en plus inquiétant. Le second opus est, pour la majorité des fans, des professionels et accésoirement moi, un pur chef d'oeuvre cinématographique. Celui-ci complète le premier épisode dans le sens où la condition et l'immobilisme des machines est complètement remis en cause dans le fond(les réactions du T-800 Schwarzy face aux états d'âmes du jeune John "Ed Furlong" Connor) comme dans la forme(le puissant Robert Patrick ...heu... T-1000 dit "Mbodi" en argot congolais). C'est qui plus est l'avenir de l'univers des hommes à bout de souffle à cause de la cupidité d'une puissante multinationale. Le troisième opus est lui un bide si bien que même le charme de Kristina Loken ne parviens pas à sauver une histoire qui n'est rien d'autre que la récit des agents du futur règlant leur compte aux héros du présent sous un effet de pub pour la promo des T-3000. Linda Hamilton reviens-nous vite ! J'ai pas encore vu la "Renaissance" au moment de ces écrits mais on m'a dit qu'elle déchire sa race. Faut voir !
Par merzboy le Lundi 6 Juillet 2009, 9h47et après le deuxième épisode qui se sera avéré décevant ils annoncent : "mais alors le troisième épisode les gars, cest la conclusion du truc : foulala ça va être quelque chose !"
et puis on se retrouve devant la revanche des sith...
Par pavupapri le Lundi 6 Juillet 2009, 0h46je suis d'accord sur certain point, deja ce terminator manque de violence, mais ce film est un chef d'oeuvre comparé au 3eme opus, de nouvelles idées doivent etre creusé, la guerre est a l'echelle planetaire alors s'il vous plait les americain, arretez de faire comme si l'amerique était le seul continent de notre bonne vieille tere. de plus le mahine non plus de dialogue, et reste ici de simple machine mais bon on est qu'en 2018 donc a voir. Pour les fans comme moi j'ai un exemple, rapellez vous que lorsque george lucas a fait la menace fantome ce dernier bien que visuellement était parfait avait pour but d'ammener les 2 autres star wars (qui pour ma part était beaucoup mieux travaillé tant au niveau du scenario que de des decors) mais on savai rien sur darkmaul, rien sur kin kon jiin et plein d'autre, donc je pense que ce terminator comme lepisode 1 des star wars est une planche solide pour les 2 prochain film a venir, mc G devra nous prouvez qu'il peut mettre le coté humain en avant car pour ma part au niveau action ce type est plutot doué et les graphismes sont a la hauteur du legendaire T2.
L'intérêt d'un film, c'est quand même d'être une œuvre à part entière qui fonctionne bien avec ou sans suite...
Les deux opus de Cameron sont des vraies bombes qui fonctionnent aussi bien ensembles que séparément.
Perso j'en ait un peu marre de ces franchises où même les réalisateurs semblent revendiquer avoir fait un film mou du genou en disant "Mais vous inquiétez pas, dans le second ça prendra tout son sens..."
je suis d'accord sur certain point, deja ce terminator manque de violence, mais ce film est un chef d'oeuvre comparé au 3eme opus, de nouvelles idées doivent etre creusé, la guerre est a l'echelle planetaire alors s'il vous plait les americain, arretez de faire comme si l'amerique était le seul continent de notre bonne vieille tere. de plus le mahine non plus de dialogue, et reste ici de simple machine mais bon on est qu'en 2018 donc a voir. Pour les fans comme moi j'ai un exemple, rapellez vous que lorsque george lucas a fait la menace fantome ce dernier bien que visuellement était parfait avait pour but d'ammener les 2 autres star wars (qui pour ma part était beaucoup mieux travaillé tant au niveau du scenario que de des decors) mais on savai rien sur darkmaul, rien sur kin kon jiin et plein d'autre, donc je pense que ce terminator comme lepisode 1 des star wars est une planche solide pour les 2 prochain film a venir, mc G devra nous prouvez qu'il peut mettre le coté humain en avant car pour ma part au niveau action ce type est plutot doué et les graphismes sont a la hauteur du legendaire T2.
Oui mais il ne faut pas oublier que c'est la guerre et que Connor s'est endurci, on n'est pas là pour faire du sentiment. Connor a vécu toute sa vie dans la peur(et la coolitude à mon avis c'était son refuge pour ne pas voir la réalité), et là il vit la guerre, il est le chef, n'a pas le droit à l'erreur, etc etc Et comme lui dit sa mère dans les magnétos, il devra se méfier des machines et se son propre jugement. Il n'est pas là pour rigoler, sa dureté c'est sa façon de se protéger(bon c'est clair que c'est moins cool pour s'indentifier à lui, mais c'est bien plus cohérent)
j'ai bien ri aussi en voyant le rouge à lèvres de BDH^^
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Films
réalisé par McG
année de production : 2009 sortie en salles : 3 Juin 2009
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