Kevin Prin : 18/20 :
Joie ! Tout ce que nous espérions en découvrant les bandes-annonces de 2012 se concrétise au final ! Nous voilà devant un film catastrophe s'imposant comme un must du genre et plus simplement comme le film catastrophe le plus impressionnant de l'histoire du cinéma, bourré d'images d'apocalypse et de destruction et, qui plus est, parfaitement écrit. Evidemment 2012 répond aux conventions du genre, avec ses thèmes familiaux, son axe biblique autour de l'arche de Noé, ce qui en rebutera plus d'un. On pourrait aussi reprocher à la dernière partie du film de frôler la mièvrerie, un défaut contrebalancé par l'absence générale de temps mort et le rythme parfait qui en découle. De toute façons 2012 remplie parfaitement son cahier des charges : qui veut voir un grand film catastrophe (de 2h38 !) bourré d'images soignées et de scènes anthologiques en aura pour son argent, avec en guise de cerise sur le gâteau la monumentale scène de destruction de Los Angeles.
2012 vient détrôner sans problème Le Jour d'Après et s'impose comme le meilleur film de Roland Emmerich. De très loin !

Elodie Leroy : 15/20
Nous l'attendions avec un mélange d'impatience et de méfiance. Pourtant, 2012 s'avère finalement remplir très dignement son cahier des charges. Mieux, il pourrait s'agir d'un futur classique du genre, tant Roland Emmerich se montre généreux en termes de scènes spectaculaires toutes plus démentes les unes que les autres, exploitant avec une richesse inédite toutes les facettes du film catastrophe. Sur le fond, bien entendu, Roland Emmerich ne renouvelle en rien son cinéma : les valeurs morales ne bougent pas d'un iota et l'on retrouve la « philosophie » du blockbuster américain type dans toute sa splendeur à travers la glorification de la famille et de l'entraide. Avec juste ce qu'il faut d'humanisme cependant pour faire avaler la pilule à ceux qui pourraient se laisser rebuter par la symbolique religieuse. On reprochera à ce 2012 sa longueur, certaines péripéties relevant du pur prétexte pour faire durer le suspense dans la dernière demi-heure, mais la machine demeure suffisamment bien huilée pour ne jamais perdre en efficacité, d'autant que le casting assure constamment un bon niveau d'interprétation (Chewetel Ejiofor, John Cusack, Thandie Newton...). Et puis de toute manière, on ne chipotera pas sur le scénario devant un tel déluge d'images apocalyptiques époustouflantes.

Arnaud Mangin 12/20 :
Dans le dos de Roland Emmerich il y a un bouton On/Off. Cette année, le bougre est sur On et fait grosso modo ce que l'on attend plus trop de lui, mais qu'il torche avec ses tics habituels. Qualités comprises. En mode automatique, donc, il nous ressort une version améliorée de ses précédents, tout en demeurant le brouillon technique de son prochain : histoire et personnages inconsistants sélectionnés aux quatre coins du globe pour le coté drame international, implication zéro de la part du spectateur, mais une vraie générosité visuelle, limite orgiaque, confirmant qu'il est pote avec quelques cadors de chez ILM. Surnagent même ici et là quelques idées de génies plus ou moins tordues dévoilant que le bonhomme a pris un véritable recul sur son travail, sa carrière et lui-même. Il va même jusqu'à parodier sa fameuse scène du labrador d'Independance Day avec un chihuahua à poils longs et revendiquer, à travers une critique littéraire, qu'il se fiche royalement que ses films paraissent niais puisqu'ils survivront à ses détracteurs. Le problème, c'est que justement son film est niais. Pas plus, ni moins qu'à son habitude, mais on aura une nouvelle fois l'occasion de s'esclaffer devant autant de bonté humaine face au chaos total. La morale est sauve, le cadre familial aussi, tout va bien.

Yann Rutledge : 6/20
Roland Emmerich ne peut être qu'un réalisateur blasé. Car il faut être effectivement sacrément blasé pour accoucher cinq fois du même film et user jusqu'à plus soif des mêmes ficelles narratives. Des ficelles qui sont ici, il faut le dire, au service d'une vision d'un autre âge de la famille (le beau-père n'est là que pour ressouder le couple divorcé) et populiste de la gouvernance (les bureaucrates sont des pourris sans coeur). Ce qui est pour autant le plus rageant dans cette histoire est que contrairement à - au hasard - Michael Bay, il ne semble à aucun moment prendre son pied à imaginer et mettre en scène ses cataclysmes. Un comble lorsqu'on est à la tête de productions budgétisés à 150 millions de dollars et qu'on peut tout faire... 2012 est l'exemple même du scénario écrit sur un bout de table à coup de "on a qu'à dire que". "On a qu'à dire qu'ils se retrouvent à deux doigts de se faire écraser par donut géant". "On a qu'à dire qu'un train manque de s'écraser sur leur avion". "On a qu'à dire que leur avion passera entre deux immeubles qui s'écroulent." Et bien entendu l'incontournable "on a qu'à dire que la Maison Blanche se fait détruire par [insérer ici un truc rigolo]".
On aurait aucune raison de s'en plaindre si Emmerich avait mis le paquet pour en foutre plein les mirettes. Tant qu'à faire du spectaculaire, autant offrir au public de quoi jouir. Raté. Le réalisateur se satisfait pourtant avec une constance effrayante à enchainer deux valeurs de plans : plans larges sur des bidules qui s'écroulent (bien foutus, on remercie ILM) et gros plans sur John Cusak qui grimace. Immersion : zéro. Après 10 000, 2012 confirme non seulement que Roland Emmerich est un gars blasé mais que sans l'aide de ses copains de ILM qui parviennent à faire illusion, le bonhomme a, en ce qui concerne ses aptitudes à raconter une histoire, une bonne dizaine d'années de retard sur ce qui se fait aujourd'hui.
Réactions
Par véridique le Mardi 8 Décembre 2009, 1h26un grand grand navet pour moi auquel on a voulu donner une grande ampleur à coup de publicité pour des raisons obscures...
et c'est quoi ce racisme: le héros montre des arabes en disant: c'est la génetique qui les a choisis ceux-là? et le méchant qui s'excuse en disant que c'est pour leur fric qu'on les a choisis...
et puis pour moi c'est vraiment trop bizarre ces films et ces livres qu'on déclare best-sellers avant leur sortie: c'est ça la manipulation de la pensée!
Salut à tous !
2012 .... je l'ai vu hier en streaming , bien content d'avoir garder mon argent ^^
Un héro surhumain, une histoire d'amour,un gosse qui joue les sauveur , representation d'obama OH quil est gentil tout plein .... bref toujours pareil BOUUUU
film que j'attendais avec impatience depuis des mois, après avoir lu tant de choses sur les évènenements de 2012... très déçue, sauf par les effets spéciaux absoluments déments ! un peu d'humour aussi et quelques sourires, mais pas une once de crédibilité scientifique, c'est du n'importer quoi et on n'y croit pas une seconde ! dommage, R. EMMERICH aurait pu faire un vrai carton et filer la frousse pour de vrai s'il avait été plus inspiré ! bravo pour le prédicateur, au moins lui il a su nous faire sourire et dire quelques vérités... 10.5 € dépensés hier soir, ça fait cher pour le spectacle !
**** GRMMBLLLL!!! %*#@****
Je sais j'interviens pour la seconde fois, mais quelque part je me sens vexé. Vexé qu'on me prenne pour un imbécile prêt à lâcher qq euros de temps en temps pour qu'ils s'ajoutent aux millions d'autres parce qu'encore une fois la mécanique bien huilée du marketing a rempli ses offices. Vexé également qu'on puisse penser que je puisse me satisfaire de dialogues moyens, d'une histoire moyenne, ben non... je vais peut-être paraître prétentieux mais j'estime être en droit qu'on me serve du bon voire du très bon cinéma. Comme disait Gabin, un bon film c'est primo, une bonne histoire, deuxio, une bonne histoire et tertio une bonne histoire... A méditer.
N'allez pas le voir, c'est un gros navet, vous savez, celui que vous évitez soigneusement de vous servir dans la potée!... J'avais oublié de signaler, pendant au moins 1/3 du film, lorsque les effets spéciaux, les gens parlent... c ti pas un signe ça?
Bah... le cinéma doit-il se résumer à des effets spéciaux? Quid d'un scénario qui tienne la route? Perso je n'ai pas réussi à croire à quoi que ce soit dans le film, j'étais pourtant dans l'attente, prêt à excuser qq fautes, mais non, ça n'a pas pris... L'explosion du parc de yellowstone, non, les avions qui ne subissent pas l'effet d'une plaque continentale qui s'effondre sous eux, non, des plaques qui dérivent de 2000km en qq minutes, n'importe quoi... et encore je ne parle pas des dialogues, bof... j'ai l'impression de voir toujours les même films... Oh oh oh!!! appel de détresse ! plutôt que tout miser sur les effets spéciaux, virez les scénaristes en place engagez le premier quidam venu il fera mieux!... et puis toujours la même chose, encore les américains à l'origine de LA solution, sauveurs de l'humanité, j'ai perdu 7 euros et 3 heures de mon temps.
Je vais faire mon extrêmiste: faut-il boycotter le genre pour qu'il rennaisse?
Allons, courage, il reste qq bons films, le dernier en date pour ma pomme c'était District 9... excellentissime!!!
David
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Films
durée : 2h38 réalisé par Roland Emmerich
année de production : 2008 sortie en salles : 11 Novembre 2009
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