Taxé à tort de réactionnaire par quelques âmes sensibles facilement choquées dès qu'un film se montre un tant soit peu déviant, A vif est un film choc et malsain au sens propre du terme. Certes, il souffre de quelques défauts de narrations qu'aurait aisément pu éviter le metteur en scène Neil Jordan, mais son final ambigu, sa mise en scène immersive et inspirée et surtout l’implication totale de sa comédienne principale en font un film à voir et, pourquoi pas, à revoir quelques mois après.
Racontant comment une femme qui a été brutalisée va chercher à se venger de ses agresseurs, A Vif est une véritable plongée dans l’âme humaine, une réflexion sur les risques de la loi du Talion (comme a pu l'être Man on Fire de Tony Scott) et surtout une magnifique leçon sur la véritable nature de l’homme (et de la femme en l’occurrence). Un film peut être dérangeant, mais comme l’a si bien écrit un confrère journaliste sur le très bon site de louvreuse : "Les films doivent-ils montrer ce que l'on veut voir ou ce que l'on a besoin de voir ? L'art doit-il être un moyen de rassurer nos idéologies ou un moyen de gouverner les passions ?" Excellente question je vous remercie de l’avoir posé ...

Pour le transfert sur galette du film de Neil Jordan, Warner a fait les choses bien. Magnifiquement éclairé par le chef opérateur français (oui madame) Philippe Rousselot, à qui l’on doit les photos de films comme Diva, Entretien avec un Vampire ou encore Big Fish, A Vif contient tout ce qui d’ordinaire ferait passer une salle nit à n’importe quel encodeur de la planète. De nombreux plans en longues focales avec une très faible profondeur de champ, des séquences entières filmées de nuit, une photographie contrastée ... autant de parti pris esthétiques somptueux en salle et si durs à retranscrire en vidéo. Mais Warner s’en est bien tiré, puisque mis à part quelques défauts de compression dans les plans les plus extrêmes, le DVD d’A Vif retranscrit à merveille ce qu’était le film en salle. Un vrai régal pour les yeux ! (il n’y a pas à dire, le 35 mm anamorphique de chez Panavision il y a que ca de vrai).





Making-of "Dans la ville" (21mn39) :
Très sympathique à regarder, car contenant nombre d’interviews et d’images de plateau, ce making-of pourtant orienté promo contient suffisamment d’informations pour être aussi informatif. Tous les aspects habituels sont abordés, du scénario au choix des acteurs en passant par la volonté du réalisateur de parler d’un personnage pour lequel il semble avoir beaucoup d’affection. De plus, on constatera à la vision de ce module que Jodie Foster s’est montrée totalement impliquée dans le processus créatif du film. Un bon point pour cette comédienne dont on ne répétera jamais assez à quel point elle se fait trop rare.



Scènes coupées (6mn28) :
Une bonne idée que cette sélection de scènes coupées ... mais présenté de la sorte (à savoir mise les unes à la suite des autres sans explications), le module se révèle vite ennuyeux et dénué de tout intérêt.


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Films
durée : 2h02 réalisé par Neil Jordan
année de production : 2007 sortie en salles : 26 Septembre 2007
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