La Femme Scorpion - L'intégrale
DVD / Test Zone 2 / le 12/10/2007, 12h28
Par Yann Rutledge
Au sein même d'une production ultra-codifiée, industrielle et
populaire, il arrive parfois qu'un accident se produise, et qu'une
oeuvre singulière voit le jour.
Adulée par Quentin Tarantino qui n'hésitera pas à lui rendre largement hommage dans son diptyque Kill Bill, l'intégrale de la série des Sasori/La Femme Scorpion débarque dans nos bacs.
14/20 Image
Il semblerait que les films aient récemment fait l'objet d'une
restauration de la part de la Toei. Malheureusement tous ne
sont pas logés à la même enseigne, certains ayant été plus favorisés que
d'autres... Tous les films présentés ici ne sont pas
dépourvues de poussières et autres rayures, ce qui s'explique entre autres par leurs âges (les films ont quand même plus de 30
ans).

La Femme Scorpion
Les deux premiers opus par exemple, La Femme Scorpion et Elle s'appelait Scorpion, proposent un transfert aux couleurs très accentuées, certes en rapport avec cet esprit pop que
l'on colle aux films, mais certainement trop exagérées pour être
fidèles au travail du chef opérateur, Hanjiro Nakazawa. Ceci étant dit,
le rouge du sang est écarlate, l'ambiance bleutée donne la chair de
poule, et malgré tout, les noirs sont profonds. On remarquera que sur
le premier épisode, le rendu des couleurs est plutôt chaud, loin de
l'obscurité que l'on retrouvera dans les épisodes suivants. Sur ces deux
épisodes, la compression est sans grand défaut apparent.

Elle s'appelait Scorpion
LA FEMME SCORPION : 16/20
ELLE S'APPELAIT SCORPION : 15/20

La Tanière de la Bête
Le cas du dernier épisode de Shunya Ito est plus hardu. Certes nous n'avons pas vu La Tanière de la Bête en
salle, ce qui nous empêche de réellement juger si la transfert est
conforme aux désirs du réalisateur et son chef opérateur. La
photographie est vraiment sombre, les noirs
dominent très largement toutes les parties de l'image. Parce que cet
épisode a une position singulière dans la série, cela ne choquera
pas vraiment, mais on peut se demander si son transfert sur DVD suit
fidèlement la volonté des techniciens du film. Par dessus tout, le vrai handicap
reste le transfert, qui pêche par son encodage et génère un voile
constant sur tout le film.
LA TANIERE DE LA BÊTE : 12/20

La Mélodie de la Rancune
Le transfert de La Mélodie de la Rancune est sans aucun
doute le plus mauvais de tous. Couleurs délavées lorsqu'on sort dans
ambiances bleutée, voile et flou constant, aucun piqué. A tout point de
vue, une vraie déception.
LA MELODIE DE LA RANCUNE : 7/20

La Nouvelle Femme Scorpion: Prisonnière n°701
Pour finir, les transferts des deux derniers épisodes, les moins beaux plastiquement, sont tout à fait corrects.
Le grain typique des productions de cette époque est bien présent, les
quelques folies visuelles bien retranscrites et font réellement
contre-point avec les scènes réalistes. L'épisode 5 est peut-être un chouilla trop sombre, mais ce n'est pas ça qui va rendre le film pire qu'il ne l'est déjà...

La Nouvelle Femme Scorpion: Cachot X
LA NOUVELLE FEMME SCORPION, PRISONNIERE N°701 : 14/20
LA NOUVELLE FEMME SCORPION, CACHOT X : 14/20
14/20 Son
Tous les films nous sont présentés dans un Dolby Mono japonais bien
classique. Pas grand chose à reprocher ici, la musique Shunsuke Kikuchi
(oui, l'homme derrière la musique de Dragon Ball
!) proche du travail de Morricone, est envoutante, les cris des
prisonnières se font bien entendre et les rares dialogues de Sasori
fidèlement retranscrits.
Pathé a aussi ajouté à Elle s'appelait Scorpion une version
française Dolby Stéréo récemment réalisée pour son exploitation à la
télévision. Bien que la visionnage d'un tel film en français soit
déconseillé, on avouera que le travail est loin d'être bâclé et plutôt
fidèle à l'esprit de la version originale.
11/20 Bonus
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