La Vérité ou presque
DVD / Test Zone 2 / le 27/03/2008, 9h50
Par Sabrina Piazzi
L'acteur n'est plus à présenter, mais le réalisateur Sam Karmann, lui, n'en est qu'à son
troisième film, traçant son chemin petit à petit. Après avoir glané un Oscar en
1993 pour son court-métrage Omnibus, l'acteur fidèle des Jabac
(entendez Jaoui-Bacri...) est passé au long en 1999 avec Kennedy et moi (son plus gros
succès à ce jour) offrant à Jean-Pierre Bacri le rôle
principal. Suivra A la petite semaine, dans
lequel il filme le milieu des petites combines, puis la comédie de moeurs La Vérité ou presque, sortie l'année
dernière et dont le dvd vient d'être testé par nos soins. Disponible dans les
bacs dès le 9 avril chez France Télévisions.
14/20 Image
L'image est très satisfaisante bien qu'elle présente de
légers artéfacts. En effet, certains plans voire avant-plans manquent de
netteté, quelques troubles apparaissant surtout lorsque la caméra bouge. La
palette colorimétrique paraît un peu trop contrastée, notamment lors de
certains plans d'intérieur où le manque de luminosité a tendance à faire
défaut. D'autres tonalités se révèlent ainsi un peu trop froides (on pense à la
scène du café entre Karin Viard et François Cluzet au début du
film) et peu éclatantes à notre goût. Malgré un ensemble un peu aléatoire, le
transfert est plus que convenable et certains plans offrent tout de même une
belle profondeur des couleurs et de la lumière.




18/20 Son
Deux pistes classiques en DD 5.1 et stéréo 2.0 sont au
programme. Et quel programme ! Même si le film ne se prête pas à des effets
explosifs en tous genres, la musique jazz qui occupe une place prépondérante
dans La Vérité ou presque, demeure
présente constamment sur les enceintes arrière, et ce pour notre plus grand
plaisir. Le mixage 5.1 n'oublie pas de mettre en relief les diverses ambiances
propres au film (le passage d'un train ou bien le bruit du vent
merveilleusement spatialisés). La piste stéréo, très rythmée, offre un
excellent rendu des dialogues sans pour autant masquer la musique, dotée d'un
beau relief.

13/20 Bonus
Les Coulisses du film (11min43)
Souvenirs du tournage en compagnie de l'auteur du roman,
Stephen McCauley, qui aborde les thèmes du film, mais aussi de Karin Viard, André Dussollier et François Cluzet, qui
décrivent leurs personnages. On reste quasiment dans le segment promotionnel
mais habilement emballé et plaisant, soutenu par la musique jazzy du film. Un
peu avare en images de tournage, les coulisses démontrent avant toute chose la
cohésion de l'équipe technique (avec les propos du cadreur et du chef
machiniste) rassemblée pour la troisième fois par le cinéaste, acteur et
scénariste Sam Karmann. Ce dernier fait le
parallèle entre le roman de base et le scénario final ainsi que les changements
apportés lors de l'adaptation. Ces modifications par rapport au roman ont l'air
de satisfaire McCauley. Ce segment est un peu court mais il remplit tout de
même sa fonction de making-of de base.


La Musique de la vérité ou presque (10min06)
La musique tient une place très importante dans le film. Pas
étonnant qu'un module entier lui soit dédié. Illustré de photos du film, ce
segment propose de se pencher un peu plus sur le travail de Pierre Adenot, le
compositeur de La Vérité ou presque,
qui signe sa troisième collaboration avec Sam Karmann après Kennedy et moi (1999) et A la petite semaine (2003). Le défi pour Adenot était principalement de créer des chansons phares pour
une chanteuse imaginaire, dans le film Pauline Anderton. Cette dernière est
interprétée par Catherine Olson, véritablement
chanteuse, qui a du relever le défi de jouer pour la première fois face à une
caméra tout en interprétant les chansons créées pour l'occasion. Ce sympathique
module se clôt sur quelques sessions d'enregistrement évidemment très jazzy et
savoureuses.

Scènes coupées (12min01)
Quatre petites scènes coupées commentées par Sam Karmann lui-même, visiblement
investi dans le dvd de son film. La première scène montrait de façon frontale
l'homosexualité de Vincent qui vivait avec Lucas. La deuxième insistait une
fois de plus sur les rapports difficiles entre Anne et son fils. Si la
troisième scène proposée a été coupée c'est, selon le réalisateur, parce
qu'elle insistait une fois de trop sur la thématique du film. On y voyait Anne
confrontée entre son désir de s'entretenir durement avec sa collaboratrice
Naima, ainsi que le souhait d'engueuler la patronne du gîte ayant eu des propos
racistes envers Naima. La dernière scène approfondissait la relation possible
entre Rose-Marie et la jeune Mélanie.

Ces quatre scènes coupées sont très réussies et écartées
uniquement dans un but dramaturgique et de durée.
Pauline Anderton live (8min02)
Deux morceaux de Pauline Anderton proposés dans leur
intégralité : Why don't we suivi
de Up & Down.
11 projets d'affiches
On se demande toujours comment des
graphistes peuvent créer des choses aussi laides...

Vous retrouverez en fin de parcours la bande-annonce du film (1min25).
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