Lake Placid 2
DVD / Test Zone 2 / le 05/11/2007, 11h27
Par Arnaud Mangin
Ce qu'on adore dans les direct to vidéo et, mieux encore, les
suites DTV, c'est qu'on frôle régulièrement le nanar absolu. Columbia s'est un
peu spécialisé dans le genre depuis plusieurs mois et livre avec Lake Placid 2 une pièce dépassant
totalement nos attentes. Elle les dépasse tant qu'elle en devient d'ailleurs
risible au plus haut point.
Alors que le premier opus, film Z pour ados
pourtant tourné avec des adultes et acteurs de renom qui plus est, savait
divertir avec un second degré assumé pour des situations globalement fun à
force d'absurdité (le croco y bouffe littéralement un grizzli), cette navrante
suite nivelle le niveau vers le fond du lac. On ne se leurre pas... Avec ses acteurs
relégués aux téléfilms mélo des après-midi en semaine et ses effets spéciaux
bidouillés sur une version démo de 3DsMax, on se farcit une zèderie à peine
digne de ce que propose M6 en fin de soirée. Ringard, chiant, se prenant trop au
sérieux et cherchant à reproduire sans effort ce qu'avait déjà fait l'opus
précédent, cette suite minable ne peut que se vanter de proposer quatre gros
monstres là où le premier n'en n'avait qu'un seul. Pas très épais comme
argumentaire... Le DVD est à la hauteur de cette perle.
Sans doute le point fort de ce DVD, prouvant la grande
efficacité de l'éditeur dans la restitution de copies souvent au top. Même si
l'on a à faire à un téléfilm passablement minable en terme de mise en scène (et
donc une photo proposant le strict minimum), le transfert accuse d'une propreté
générale soutenue par une définition parfaite. Couleur et contrastes s'y
retrouvent assurément, simplifiant grande une compression sans faille. Idéal
pour constater la nullité des effets numériques jurant avec tout le reste.
Là encore peu de choses à reprocher à un éditeur qui, quoi
qu'il arrive, se montre particulièrement généreux sur un plan sonore... même pour
des entreprises aussi mineures que Lake
Placid 2. A l'image, on ne croit pas une seule seconde à la présence du
gros reptile, mais la bande son rattrape un peu cette lacune en répartissant ça
et là les râles de l'animal sur les cinq enceintes en fonction de sa position à
l'écran. Un Dolby Digital 5.1 au relief des plus honnêtes, en VO comme en VF,
qui n'hésite pas à distribuer les effets pour couvrir une certaine
énergie. C'est déjà ça...
Rien, mais alors rien à se mettre sous la dent. Dommage, on
aurait bien aimé découvrir quelques animateurs 3D se satisfaire fièrement de
leur travail fourni...