Au début des années 70, l’inspecteur Imanishi enquête sur le meurtre d’un homme dont on ignore l’identité, avec pour tout indice un nom prononcé avec un fort accent du Nord : "Kameda". Est-ce le nom d’une personne, ou celui d’un lieu ? Le travail du policier s’annonce alors comme une épreuve surhumaine, à la mesure de la vérité qu’il finira par découvrir, incroyable et bouleversante...
Tout comme L'Eté du Démon, Le Vase de Sable est une adaptation d'un roman de Seicho Matsumoto, considéré comme le Georges Simenon japonais. Moins bon que L'Eté du Démon, Le Vase de Sable pêche de par sa construction en deux partie distinctes. La première se présente comme une enquête réaliste, loin de tous rebondissement invraissemblable, pour retrouver un assassin. Une sorte de Law and Order avant l'heure en quelque sorte.
La seconde partie change du tout au tout, le film s'intéressant plus à la personnalité du meurtrier et par le biais d'un flash back explicatif se concentre sur la raison pour laquelle il a commis l'irréparable. Opératique et magnifiquement mis en scène sans une seule ligne de dialogue, ce flash-back est malheureusement mis en parallèle avec des séquences où l'un des enquêteurs nous explique ce que le flash back nous a déjà montré et fait comprendre.
Voilà là où peut-être la limite de Nomura se fait sentir. Loin de cette étiquette de Hitchcock japonais, le cinéaste cherche beaucoup trop à titiller la fibre lachrymale du spectateur. L'explication du succès populaire de ses films est certainement à chercher de ce côté. Mais cela ne change pas que La Vase de Sable reste un film hautement recommandable pour les cinéphiles avides de films policiers japonais.
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