Moins surprenant que son homologue Boulevard de la mort, Planète Terreur s'est néanmoins imposé comme l'un des divertissements les plus jouissifs de cet été. Un délirant hommage aux séries Z goupillé par les meilleurs clichés (zombies, monstres, expériences militaire ayant mal tournées, etc) qui ne lésine pas sur l'hémoglobine et les situations grotesques.
Revoir le film à la maison est un vrai panard et le DVD est en plus excellent !
18/20 Image
Quel chic type ce Robert Rodriguez quand même, déverser
autant de générosité à l'écran sans oublier de fournir l'ensemble dans des
conditions que, comme d'habitude, TF1 peaufine aux petits oignons. Autant
aboutie que celle de Boulevard de la
mort, la copie de Planète terreur est encore plus époustouflante sur DVD puisque l'on passe concrètement d'une
source numérique à une autre sans trop peu de pertes. Rodriguez a effectivement
tourné son film en DV haute définition pour ensuite détériorer l'image
virtuellement, là encore par les soins du numérique. Aussi
paradoxal que cela puisse paraître et aussi décrépit son film soit-il, le
résultat est d'une beauté et d'une netteté à tomber. L'œuvre en elle-même fourmille
de détails et délivre une palette de couleurs joyeusement délavées selon des
séquences, mais même les fioritures rajoutées en post-production sont plus
vraies que nature. A l'exception d'un ou deux légers artefacts qui gèrent
moyennement les nuances de noir dans la dernière scène, l'encodage frise ici la
perfection.








18/20 Son
On aura le bonheur d'en prendre autant dans les oreilles que
dans les rétines. Là encore, Rodriguez joue un peu plus avec son format
charcuté que son pote Tarantino et déconne autant dans le mixage de sa bande
son qu'il l'a fait à l'image. Pour le coup, il faut vraiment le regarder chez
soi pour pleinement en profiter et ne pas confondre ces petits délires avec les
conditions normales d'une salle de cinéma. On est à la maison sans l'être : les
bandes craquent un peu, sifflent par moment et le projecteur lui-même (un peu
défaillant) se fait discrètement ressentir durant les rares passages calmes du
film. Ensuite, Planète Terreur reste
ce qu'il est : un film bien bourrin qui cumule les coups de pétard, les
explosions, les lance-missiles, les poursuites et la chair dégoulinante avec
tout ce qu'un mixage multicanal peut joyeusement fournir. Anglophobes comme
anglophiles y retrouveront de toute façon leur compte puisque la piste DTS
attribuée à la version française ne se démarque même pas que la version
originale 5.1. Pas de vrai regret, donc...


15/20 Bonus
DVD 1
Alors que nous vous avions appris il y a plusieurs semaines (ici même) que l'édition française de Planète Terreur ne proposerait pas de commentaire audio, l'exploration du DVD s'est avérée particulièrement réjouissante puisque l'éditeur s'était mépris dans son communiqué de presse. Le Commentaire audio de Robert Rodriguez est bien là, sous-titré en français et recèle de nombreuses petites choses intéressant pour les cinéastes en herbe les plus inspirés mais ne roulant pas sur l'or. Un discours représentatif de son cinéma bricolé mais généreux (l'analyse de ses films précédents est identique) où on nous explique comment faire un gros film d'horreur qui donne l'impression d'avoir coûté plus cher que son véritable budget. A titre d'exemple, il s'est d'ailleurs montré bien moins coûteux que l'opus de Quentin Tarantino. Les fringues ? Certains sont venus avec les leurs. Les acteurs ? On ratisse chez la famille, les copains de passage, certains apparaissent plusieurs fois dans des rôles différents et on filme les stars qu'en gros plan pour laisser les doublures faire le reste...Les décors, effets spéciaux et autres joyeusetés bénéficient du même traitement en tout cas, raconté dans un fascinant guide du système D qui renvoie plus ou moins directement son hommage aux séries B des années 80 aux méthodes d'autant. En tout cas, ça se découvre avec le même plaisir que l'œuvre elle-même...

Toujours sur le premier DVD, on retrouvera une conférence de presse publique organisée au Comic On de Toronto en 2006 (23min35) où les deux réalisateurs présentent le projet GrindHouse en public. Au-delà de l'aspect informatif qui ne représente plus grand-chose désormais, ce genre de documentaire est un vrai petit bonheur. Pas seulement pour fans de Tarantino ou Rodriguez, mais parce qu'il se dégage là dedans une cinéphilie folle, un véritable amour du cinéma de divertissement à l'ancienne, totalement décomplexé, dont les simples propos ici étaient déjà précurseur du résultat tel qu'on le connaît aujourd'hui. 23 minutes, c'est presque trop peu pour s'imprégner de ce genre de véhémence (surtout devant un public qui marche à fond) mais il est décidément trop rare qu'une simple communication commerciale ait autant de punch.
DVD 2
Bien que proposant plusieurs modules à thèmes séparés les uns des autres et un brin conventionnel, on pourrait facilement considérer ce second disque comme un making of assez complet du film. Ma Leçon de cinéma en 10 minutes chrono (11min52 en fait) est une rubrique habituelle chez Rodriguez où le réalisateur commente un documentaire de son propre cru sur ce qu'il considère comme le propos le plus fascinant de chacune de ses œuvres. Dans le cas présent, l'énorme travail numérique effectué sur les rushes originaux (eux aussi numériques puisque le film a été tourné en DV) consistant à détériorer l'image et de lui attribuer de nombreux et époustouflant effets spéciaux parfois invisibles. Nous vous conseillons de jeter un œil sur notre dossier nettement plus complet à ce propos en le consultant ici même. Fascinant en tout point en tout cas, et une fois encore riche d'enseignement pour qui aimerait se lancer dans cet art fastidieux qu'est le cinéma. La conception technique de Planète terreur s'attardera ensuite sur le segment Des Zombies, des explosions et du sang (13min18) qui prendra l'aspect d'un petit making of brut de décoffrage. On s'y intéresse plus particulièrement sur les nombreuses cascades du film (beaucoup de bonds, et de sauts à la limite du cartoon) et tout autant d'effets spéciaux physiques de plateaux où l'on charcute et explose des zombies et des gens comme de la chair à saucisse. Là encore, c'est l'ambiance qui prédomine et l'on jubile presque autant que devant les séquences un peu folles du résultat final.

Les quatre autres suppléments de ce disque consistent essentiellement à une présentation générale des nombreux personnages clichés apparaissant dans le film par catégorie, à l'image de Boulevard de la mort. Une fois encore, bien que correspondant à une espèce de charte éditoriale pour que les DVD des deux films aient un suivi cohérent, c'est ici bien plus fendard que sur le film de Tarantino. Aussi bête que ça puisse être à résumer Les Hommes de Planète terreur (16min32) et Des nanas d'enfer (11min50) s'intéressent fort logiquement aux personnages masculins et féminins du film et à la manière dont le cinéaste les écrits comme ses choix d'acteurs. Sorti de là il n'y a effectivement plus grand-chose à ajouter. En revanche, et bien que cela soit un brin répétitif avec ce que l'on apprend dans le commentaire, Les débuts de Rebel au cinéma (5min33) et Plus vrais que nature (6min42) se penchent quant à eux sur les comédiens non professionnels du film. En outre, on s'intéresse au propre fils de Rodriguez (qui a carrément droit à tout un chapitre sur lui) qui joue le petit garçon et toutes les astuces de tournage et montage lui empêchant de savoir ce qu'il advient de son personnage, ainsi qu'à quelques amis et fréquentations du cinéaste qui apparaissent ça et là. A titre d'exemple, son médecin et son agent immobilier ont chacun droit à deux rôles bien consistants...

Malheureusement, comme c'était déjà le cas sur le DVD de Boulevard de la mort, les fausses bandes annonces ne figurent pas ici (excepté Machette qui fait partie intégrante du film), ni même celle du film lui-même ou celle du programme GrindHouse. Seul un aperçu du segment de Tarantino est visible en ouverture du DVD numéro 1, et inversement... Les plus gourmands se retourneront vers la prochaine édition japonaise 6 DVD dont nous parlons ici.
Alors que nous vous avions appris il y a plusieurs semaines (ici même) que l'édition française de Planète Terreur ne proposerait pas de commentaire audio, l'exploration du DVD s'est avérée particulièrement réjouissante puisque l'éditeur s'était mépris dans son communiqué de presse. Le Commentaire audio de Robert Rodriguez est bien là, sous-titré en français et recèle de nombreuses petites choses intéressant pour les cinéastes en herbe les plus inspirés mais ne roulant pas sur l'or. Un discours représentatif de son cinéma bricolé mais généreux (l'analyse de ses films précédents est identique) où on nous explique comment faire un gros film d'horreur qui donne l'impression d'avoir coûté plus cher que son véritable budget. A titre d'exemple, il s'est d'ailleurs montré bien moins coûteux que l'opus de Quentin Tarantino. Les fringues ? Certains sont venus avec les leurs. Les acteurs ? On ratisse chez la famille, les copains de passage, certains apparaissent plusieurs fois dans des rôles différents et on filme les stars qu'en gros plan pour laisser les doublures faire le reste...Les décors, effets spéciaux et autres joyeusetés bénéficient du même traitement en tout cas, raconté dans un fascinant guide du système D qui renvoie plus ou moins directement son hommage aux séries B des années 80 aux méthodes d'autant. En tout cas, ça se découvre avec le même plaisir que l'œuvre elle-même...

Toujours sur le premier DVD, on retrouvera une conférence de presse publique organisée au Comic On de Toronto en 2006 (23min35) où les deux réalisateurs présentent le projet GrindHouse en public. Au-delà de l'aspect informatif qui ne représente plus grand-chose désormais, ce genre de documentaire est un vrai petit bonheur. Pas seulement pour fans de Tarantino ou Rodriguez, mais parce qu'il se dégage là dedans une cinéphilie folle, un véritable amour du cinéma de divertissement à l'ancienne, totalement décomplexé, dont les simples propos ici étaient déjà précurseur du résultat tel qu'on le connaît aujourd'hui. 23 minutes, c'est presque trop peu pour s'imprégner de ce genre de véhémence (surtout devant un public qui marche à fond) mais il est décidément trop rare qu'une simple communication commerciale ait autant de punch.
DVD 2
Bien que proposant plusieurs modules à thèmes séparés les uns des autres et un brin conventionnel, on pourrait facilement considérer ce second disque comme un making of assez complet du film. Ma Leçon de cinéma en 10 minutes chrono (11min52 en fait) est une rubrique habituelle chez Rodriguez où le réalisateur commente un documentaire de son propre cru sur ce qu'il considère comme le propos le plus fascinant de chacune de ses œuvres. Dans le cas présent, l'énorme travail numérique effectué sur les rushes originaux (eux aussi numériques puisque le film a été tourné en DV) consistant à détériorer l'image et de lui attribuer de nombreux et époustouflant effets spéciaux parfois invisibles. Nous vous conseillons de jeter un œil sur notre dossier nettement plus complet à ce propos en le consultant ici même. Fascinant en tout point en tout cas, et une fois encore riche d'enseignement pour qui aimerait se lancer dans cet art fastidieux qu'est le cinéma. La conception technique de Planète terreur s'attardera ensuite sur le segment Des Zombies, des explosions et du sang (13min18) qui prendra l'aspect d'un petit making of brut de décoffrage. On s'y intéresse plus particulièrement sur les nombreuses cascades du film (beaucoup de bonds, et de sauts à la limite du cartoon) et tout autant d'effets spéciaux physiques de plateaux où l'on charcute et explose des zombies et des gens comme de la chair à saucisse. Là encore, c'est l'ambiance qui prédomine et l'on jubile presque autant que devant les séquences un peu folles du résultat final.

Les quatre autres suppléments de ce disque consistent essentiellement à une présentation générale des nombreux personnages clichés apparaissant dans le film par catégorie, à l'image de Boulevard de la mort. Une fois encore, bien que correspondant à une espèce de charte éditoriale pour que les DVD des deux films aient un suivi cohérent, c'est ici bien plus fendard que sur le film de Tarantino. Aussi bête que ça puisse être à résumer Les Hommes de Planète terreur (16min32) et Des nanas d'enfer (11min50) s'intéressent fort logiquement aux personnages masculins et féminins du film et à la manière dont le cinéaste les écrits comme ses choix d'acteurs. Sorti de là il n'y a effectivement plus grand-chose à ajouter. En revanche, et bien que cela soit un brin répétitif avec ce que l'on apprend dans le commentaire, Les débuts de Rebel au cinéma (5min33) et Plus vrais que nature (6min42) se penchent quant à eux sur les comédiens non professionnels du film. En outre, on s'intéresse au propre fils de Rodriguez (qui a carrément droit à tout un chapitre sur lui) qui joue le petit garçon et toutes les astuces de tournage et montage lui empêchant de savoir ce qu'il advient de son personnage, ainsi qu'à quelques amis et fréquentations du cinéaste qui apparaissent ça et là. A titre d'exemple, son médecin et son agent immobilier ont chacun droit à deux rôles bien consistants...

Malheureusement, comme c'était déjà le cas sur le DVD de Boulevard de la mort, les fausses bandes annonces ne figurent pas ici (excepté Machette qui fait partie intégrante du film), ni même celle du film lui-même ou celle du programme GrindHouse. Seul un aperçu du segment de Tarantino est visible en ouverture du DVD numéro 1, et inversement... Les plus gourmands se retourneront vers la prochaine édition japonaise 6 DVD dont nous parlons ici.
Films
Film / Planète Terreurréalisé par Robert Rodriguez
année de production : 2007 sortie en salles : 14 Août 2007 durée : 1H45
Fiche complète
DVD / HD-DVD / Blu-Ray
DVD / Planete terreurSortie : 6 Mars 2008 Zone : 2 durée : 1h45
éditeur : TF1 Video
Fiche complète / Lire le test
FilmsActu.com





















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