Transformers Edition collector
DVD / Test Zone 2 / le 02/01/2008, 9h01
Par Arnaud Mangin
Le dvdphage français peut se réjouir. Si Transformers s'imposait comme un joli disque de démonstration en import, son transfert sur le disque français n'a pas perdu une seule
miette de ses qualités. Image et son se montrent une nouvelle fois à la hauteur et
délivrent un spectacle fortement réjouissant. En attendant le test du prochain
HD DVD, petit tour d'horizon sur le DVD du mois de février...
Encore une réjouissance puisque Transformers
fait partie de ces films dont tout est bon à prendre dans la bande son. Film
d'action oblige, on s'attendait forcément à ce que le spectacle pétarade dans
tous les sens, mais le présent mixage fait preuve d'une générosité inouïe.
Passons sur la bande originale - juste géniale - qui cumule les morceaux de
bravoures comme le thème principal et qui respecte son quota d'envolées
lyriques qui font que l'on s'éclate dès le démarrage. Intéressons-nous
directement à l'incroyable travail effectué sur un Dolby Digital 5.1 qui ne
s'arrête jamais. Mais alors jamais ! Mieux encore, le mixage s'adapte à
quelques séquences à 360 degré que s'est amusé à tourner le fou Bay en
déplaçant les explosions et autres fusillades tout autour de nous avec la
virtuosité et la précision de rigueur. Le logo Paramount à lui seul fait
virevolter ses étoiles à travers les cinq canaux. Quant au fameux plan ralenti
du plongeon au dessus de la femme en pleine rue , il restera à lui seul un
exemple de démonstration sonore.
Notre seul regret : l'absence d'une piste DTS...
Pour les anglophobes, l'éditeur français abandonne tout
naturellement le doublage québécois de son homologue américain pour quelque
chose d'assez fun. Outre un mixage 5.1 aussi bon que celui de la version
originale, les voix françaises recensées pour l'occasion font appel à quelques
noms non négligeables de l'univers du doublage. En outre, on reconnaîtra Jacques
Frantz (VF de Mel Gibson et Robert DeNiro) en Optimus Prime, un autre robot sera
campé par Alain Dorval (Sylvester Stallone, Nick Nolte) ou encore Vincent
Violette (L'homme Mystère dans Batman) prêtera ses cordes vocales au personnage
de John Turturo. Un petit plus non négligeable au visionnage du film dans la
langue de Molière...
Les bonus proposés ici sont strictement les mêmes que ceux de l'éditon américaine, à ce détail pret que le commentaire audio de Michael Bay est enfin sous-titré.
DVD 1
Commentaire audio (vostf) :
Deux options de bonus s'ouvrent à nous pour découvrir les coulisses de Transformers.
Se ruer sur le second DVD qui dépeint longuement la conception du film , ou s'intéresser au commentaire
de Michael Bay qui paraphrasera pratiquement à l'identique ces mêmes
bonus... En effet, le réalisateur se montre
particulièrement passionné et semble suivre un cahier des charges en
expliquant la construction chronologique du projet, mais il souffre
assurément d'une redite qui manque assurément de recul et d'images pour
tenir la distance. Outre quelques petites révélations lâchées ça et là
(Steve Buscemi devait avoir le rôle de John Turturo, lui-même ayant
calqué Michael Bay pour le comportement du personnage), cet happening
solitaire manque un peu de vie. Faire justement participer certains
acteurs à l'enregistrement aurait été un plus évident.
DVD 2
Notre Monde (49min17) :
Première partie du Making of global, Our World, se compose elle-même de quatre chapitres retraçant la conception globale de Transformers
et de son tournage. Sans compromis et avec une certaine franchise qu'il
peut désormais s'autoriser (parce qu'il devenu "grand" réalisateur)
Michael Bay ne mâche pas ses mots pour dire que le projet ne
l'intéressait pas à l'origine, ne voulant pas faire un film de jouet,
avant que Spielberg n'entre en jeu. Le producteur tiendra par ailleurs
une place importante au sein du documentaire. Dans son refus, dans son
changement d'avis et dans son impressionnante autorité affichée, Bay
livre ici un portrait de lui-même. Un type déterminé, gardant à
l'esprit qu'il travaille sur des projets funs, qui restent avant tout
une mission à remplir et qui doit être effectuée le plus sérieusement
possible. On assiste ainsi à un journal de bord parfois nerveux où le
cinéaste pousse les techniciens et les comédiens jusque dans certaines
limites et arrive à les obtenir. Shia Labeouf fera d'ailleurs la
remarque sur la différence de traitement infligée aux humains, et aux
caméras... autrement plus bichonnées.
On assiste en tout cas à tout : A l'idée même de faire un film sur un
tel sujet, à la direction et choix des acteurs (Jon Voight s'éclate
comme un fou du début à la fin), à l'entraînement militaire de certains
d'entre eux, et surtout au tournage explosif de ce qui peut être
détruit. On s'évertue ici à tourner un maximum de choses en réel. Et si
les stupéfiants effets spéciaux du film paraissent si saisissants,
c'est justement parce qu'il ne s'agit pas toujours de trucages
numériques... Rappelez-vous Bad Boys 2.
A titre d'exemple, le jeune acteur est réellement monté au bord du toit
exactement tel qu'on le découvre dans le film. On pourra également
s'amuser à compter le nombre d'objet ou véhicules dangereux qui ont
vraiment survolé la tête de l'équipe. Quitte à ce qu'une voiture se
soit réellement encastrée dans un immeuble à quelques mètres de
hauteur. En tout cas, lorsque Bay veut quelque chose, il l'obtient...
Leur Guerre (1h05) :
L'autre gros morceau de choix se focalise ici essentiellement sur les Transformers
eux-mêmes. Un documentaire aussi découpé en quatre sous-chapitres. A
travers des extraits du dessin animé, de croquis, de maquettes et d'une
évidente évolution de ces machines dans l'intérêt du film, on voit
ainsi les célèbres robots renaître peu à peu. Quitte à se fâcher avec
les fans purs et durs accros au moindre détail, dont Bay vit là encore
face caméra, le harcèlement intensif. Une grosse partie du documentaire
s'intéressera aux véhicules en eux-mêmes, qui auront soigneusement fait
l'objet d'une sélection au cœur d'enceintes militaires, et de la
customisation nécessaire pour les inclure dans les scènes d'action. Les
militaires étant, de toute façon, les grands copains du réalisateur et
les seuls à peu près dignes de respect dans cet épatante construction
si l'on écoute ce dernier.
Concernant l'aspect purement "robot" des personnages, on découvre
également l'incroyable complexité de créer ces monstres virtuels ne
serait-ce que pour le nombre d'éléments qui les composent, des reflets,
des éclairages ou du temps de rendu (38 heures sont nécessaires pour
obtenir une seule image avec trois robots à l'écran), de les inclure à
l'écran, de tracker des mouvements de caméra complexes, ou tout
simplement de travail jusqu'à l'excès le photoréalisme de l'ensemble. A
tel point qu'un personnage comme Frenzy, qui sur plusieurs scènes est
en fait un animatronique, ne dévoile jamais ses différences entre la
marionnette et le double numérique. Complet, riche, et sans crouler
sous les assommantes explications techniques, tout ce que l'on a voulu
savoir sur la naissance des Transformers à l'écran est ici.
L'attaque du Scorponok (8min52) :
Ce module est l'élément principal du menu More Than Meet The eye
qui regroupe essentiellement les petits bonus. Sa courte durée et cette
position recluse ne l'empêchent pourtant pas de retenir notre intention
puisqu'il s'agit tout de même d'un mini making of de la première
attaque du Skorponok. On y découvre rapidement les moyens mis en place
pour faire surgir le monstre du sol parmi les acteurs, ainsi que le
travail effectuer sur les effets numériques.
Ce menu propose donc également une galerie vidéo de concepts dessinée
(2min11), ainsi que trois bandes annonces du film (6min36 en tout),
alors qu'il en manque une selon toute évidence.
Bonus cachés :
Quelques bonus cachés particulièrement sympathiques se cachent un peu
partout sur ce second DVD. Les trouver n'est vraiment pas compliqué en
soit puisqu'ils sont tous situés à gauche des boutons donnant accès au
menu principal ou précédent(s). On aura ainsi droit à une fausse
publicité (20 secondes) pour un jouet Transformers. Ce dernier aura la particularité d'avoir la tête de Michael Bay.
Le second (2min30) s'intéresse une fois encore à Michael Bay, et plus
particulièrement à une scène coupée dans laquelle il devait faire une
apparition. Pas n'importe laquelle d'ailleurs puisqu'il était censé
être la vraie victime humaine de Megatron qui l'aurait tiré de son
véhicule avant de le propulser. On a ici droit au tournage de la dite
séquence, riche en cascades, ainsi que quelques rushes sans les effets
spéciaux, bien évidemment.
Le troisième est tout bête mais rigolo puisqu'il s'agit du casting du
personnage de Mojo... le chihuahua. Une petite vidéo (1min17) qui
dévoile les quelques chiens à avoir tenté cette carrière prometteuse
dans le cinéma. Enfin, le dernier bonus est une scène coupée
accompagnée de son tournage (2min en tout) où l'on découvre que le cube
Hallspark arrache aussi la robe des jeunes filles lorsqu'il se déchaîne
en public.