Transformers HD-DVD
HD / Test HD-DVD / le 03/03/2008, 16h51
Par Arnaud Mangin
Contre toute attente, le génial
Transformers de
Michael Bay a droit aux faveurs du HD DVD alors
que, du propre aveu de
Toshiba, le format est considéré comme mort suite à la
succession de désistement de Warner et Wall Mart (aus USA). Paramount a suivi cette décision mais, malgré cela, propose le film sur le marché français dans une édition collector double disque d'enfer. Le film sera tout
naturellement disponible un jour ou l'autre en
Blu-Ray, mais pour l'instant
penchons-nous sur une édition des plus complètes, avec quelques bonus
sympathiques propres au support HD...
HD-DVD 1 Commentaire audio (vostf) : Deux options de bonus s'ouvrent à nous pour découvrir les coulisses de
Transformers.
Se ruer sur le second DVD qui dépeint longuement la conception du film , ou
s'intéresser au commentaire de
Michael Bay qui paraphrasera pratiquement à
l'identique ces mêmes bonus... En effet, le réalisateur se montre
particulièrement passionné et semble suivre un cahier des charges en expliquant
la construction chronologique du projet, mais il souffre assurément d'une
redite qui manque assurément de recul et d'images pour tenir la
distance. Outre
quelques petites révélations lâchées ça et là (
Steve Buscemi devait avoir le rôle de John Turturo, lui-même ayant calqué
Michael Bay pour le
comportement du personnage), cet happening solitaire manque un peu de vie.
Faire justement participer certains acteurs à l'enregistrement aurait été un
plus évident.

Bonus HD-DVDMais il nous est tout de même proposé, avec un simili IME, quelque chose
d'assez chouette et qui aurait pu rendre l'écoute du commentaire un peu plus transcendant
si les deux étaient cumulables. Il faudra donc choisir, ou enchaîner le
visionnage du film avec chacune des deux options. Cette dernière a néanmoins un
avantage de poids puisque l'on y découvrira une infinité de petits éléments
divers se superposant à même l'image, dont quelques infos bulles complétant ce
que Bay oublie parfois de dire , mais surtout de nombreux modules vidéos.
Interviews, mini making of et autres prévisualisations en 3D s'enchaînent donc
régulièrement dans une fenêtre secondaire et proposent pas mal de choses
absentes du making of proposé sur le second disque. Entre outre, on y
découvrira par exemple des séances d'enregistrement des comédiens prêtant leur
voix aux Autobots durant la scène où ces derniers apparaissent pour la première
fois. Peter Cullen se heurtant à quelques essais sur le fameux "On
EBay" demeure assez amusant...
HD-DVD 2 Notre Monde (49min17) : Première partie du Making of global,
Our World, se compose elle-même de quatre chapitres retraçant la conception globale de
Transformers et de son tournage. Sans compromis et avec une certaine franchise qu'il
peut désormais s'autoriser (parce qu'il devenu "grand" réalisateur)
Michael Bay ne mâche pas ses mots pour dire que le projet ne
l'intéressait pas à l'origine, ne voulant pas faire un film de jouet,
avant que Spielberg n'entre en jeu. Le producteur tiendra par ailleurs
une place importante au sein du documentaire. Dans son refus, dans son
changement d'avis et dans son impressionnante autorité affichée, Bay
livre ici un portrait de lui-même. Un type déterminé, gardant à
l'esprit qu'il travaille sur des projets funs, qui restent avant tout
une mission à remplir et qui doit être effectuée le plus sérieusement
possible. On assiste ainsi à un journal de bord parfois nerveux où le
cinéaste pousse les techniciens et les comédiens jusque dans certaines
limites et arrive à les obtenir.
Shia Labeouf fera d'ailleurs la
remarque sur la différence de traitement infligée aux humains, et aux
caméras... autrement plus bichonnées.

On assiste en tout cas à tout : A l'idée même de faire un film sur un
tel sujet, à la direction et choix des acteurs (
Jon Voight s'éclate
comme un fou du début à la fin), à l'entraînement militaire de certains
d'entre eux, et surtout au tournage explosif de ce qui peut être
détruit. On s'évertue ici à tourner un maximum de choses en réel. Et si
les stupéfiants effets spéciaux du film paraissent si saisissants,
c'est justement parce qu'il ne s'agit pas toujours de trucages
numériques... Rappelez-vous
Bad Boys 2. A titre d'exemple, le jeune acteur est réellement monté au bord du toit
exactement tel qu'on le découvre dans le film. On pourra également
s'amuser à compter le nombre d'objet ou véhicules dangereux qui ont
vraiment survolé la tête de l'équipe. Quitte à ce qu'une voiture se
soit réellement encastrée dans un immeuble à quelques mètres de
hauteur. En tout cas, lorsque Bay veut quelque chose, il l'obtient...

Leur Guerre (1h05) : L'autre gros morceau de choix se focalise ici essentiellement sur les
Transformers eux-mêmes. Un documentaire aussi découpé en quatre sous-chapitres. A
travers des extraits du dessin animé, de croquis, de maquettes et d'une
évidente évolution de ces machines dans l'intérêt du film, on voit
ainsi les célèbres robots renaître peu à peu. Quitte à se fâcher avec
les fans purs et durs accros au moindre détail, dont Bay vit là encore
face caméra, le harcèlement intensif. Une grosse partie du documentaire
s'intéressera aux véhicules en eux-mêmes, qui auront soigneusement fait
l'objet d'une sélection au cœur d'enceintes militaires, et de la
customisation nécessaire pour les inclure dans les scènes d'action. Les
militaires étant, de toute façon, les grands copains du réalisateur et
les seuls à peu près dignes de respect dans cet épatante construction
si l'on écoute ce dernier.

Concernant l'aspect purement "robot" des personnages, on découvre
également l'incroyable complexité de créer ces monstres virtuels ne
serait-ce que pour le nombre d'éléments qui les composent, des reflets,
des éclairages ou du temps de rendu (38 heures sont nécessaires pour
obtenir une seule image avec trois robots à l'écran), de les inclure à
l'écran, de tracker des mouvements de caméra complexes, ou tout
simplement de travail jusqu'à l'excès le photoréalisme de l'ensemble. A
tel point qu'un personnage comme Frenzy, qui sur plusieurs scènes est
en fait un animatronique, ne dévoile jamais ses différences entre la
marionnette et le double numérique. Complet, riche, et sans crouler
sous les assommantes explications techniques, tout ce que l'on a voulu
savoir sur la naissance des
Transformers à l'écran est ici.

BONUS HD-DVDLa section Leur Guerre du HDDVD propose une petite exclusivité par rapport au DVD qui satisfera éventuellement ceux que la réalisation nerveuse du film a pu géner puor contempler les robots. Il s'agira ici de galleries 3D des personnages principaux tournant sur eux-même et sur lesquels ont peu zoomer pour mieux profiter de chaque détail.
L'attaque du Scorponok (8min52) : Ce module est l'élément principal du menu
More Than Meet The eye qui regroupe essentiellement les petits bonus. Sa courte durée et cette
position recluse ne l'empêchent pourtant pas de retenir notre intention
puisqu'il s'agit tout de même d'un mini making of de la première
attaque du Skorponok. On y découvre rapidement les moyens mis en place
pour faire surgir le monstre du sol parmi les acteurs, ainsi que le
travail effectuer sur les effets numériques.
Ce menu propose donc également une galerie vidéo de concepts dessinée
(2min11), ainsi que trois bandes annonces du film (6min36 en tout),
alors qu'il en manque une selon toute évidence.
Bonus cachés : Quelques bonus cachés particulièrement sympathiques se cachent un peu
partout sur ce second disque. Les trouver n'est vraiment pas compliqué mais il faudra néanmoins jouer avec les flèches de votre télécommande pour faire apparaitre, ça et là, les têtes de Megatron, BumbbleBee et autres copains. Bien evidemment, en selectionnant ces fameuses tête, on aura accès aux bonus en question. On aura ainsi droit à une fausse
publicité (20 secondes) pour un jouet
Transformers. Ce dernier aura la particularité d'avoir la tête de
Michael Bay.

Le second (2min30) s'intéresse une fois encore à
Michael Bay, et plus
particulièrement à une scène coupée dans laquelle il devait faire une
apparition. Pas n'importe laquelle d'ailleurs puisqu'il était censé
être la vraie victime humaine de Megatron qui l'aurait tiré de son
véhicule avant de le propulser. On a ici droit au tournage de la dite
séquence, riche en cascades, ainsi que quelques rushes sans les effets
spéciaux, bien évidemment.

Le troisième est tout bête mais rigolo puisqu'il s'agit du
casting du
personnage de Mojo... le chihuahua. Une petite vidéo (1min17) qui
dévoile les quelques chiens à avoir tenté cette carrière prometteuse
dans le cinéma. Enfin, le dernier bonus est
une scène coupée accompagnée de son tournage (2min en tout) où l'on découvre que le cube
Hallspark arrache aussi la robe des jeunes filles lorsqu'il se déchaîne
en public.