Soyons fair-play. On n'a pas toujours défendu avec véhémence le cinéma de Luc Besson, essentiellement celui dont il signe lui-même les scénarii express, mais même dans le linge sale du producteur et baron français d'un certain genre, il y a un dessus du panier. Taken est de ceux-là, ouf ! Tant mieux après tout, parce que tout le monde avait envie de s'assagir un peu - les critiques assassines y compris - et que la dernière collaboration en date avec le réalisateur Pierre Morel était tout de même l'insondable purge Banlieue 13. Un machin rigolo et bien foutu avec des hommes singes qui sautaient partout, mais moralement en dessous de tout. Bien moins débile sur le papier - et s'adressant étrangement à un public tout autre que celui des Baisers mortels du taxi hip hop Willie style, Taken s'imposera surtout comme un petit thriller d'action à la française honnêtement emballé et allant chercher ses références dans les exemples récents les plus nobles. Ou comment Europa laisse désormais flirter ses ambitions avec le cinéma de Greengrass plutôt qu'avec celui de Steven Seagal...
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