Oh la vache ! Il a mangé du lion le père Darabont. Toujours aussi fidèle à sa principale source inspiratrice - la littérature de Stephen King - l'un des faiseurs hollywoodiens les plus sages de sa génération capture son public par le col là où on ne l'attendait vraiment plus. Loin des jérémiades du pourtant très bon La Ligne verte ("J'ai tué un ange, je suis condamné à ne jamais aller au paradis, blablabla..."), The Mist demeure le fruit d'une étonnante remise en question post-The Majestic, mais surtout l'aboutissement d'une intime frustration artistique et sociale qui éclate comme une pelote de nerfs. Plus de vingt-cinq ans après la publication du roman original et suite à une gentille carrière de metteur en scène toute aussi longue, Frank Darabont épaule son fusil du bon côté et tire à bout pourtant sur la plus grosse idéologie fondamentale américaine depuis que les Etats se sont Unis.
The Mist, le brouillard qui permet d'y voir clair ?
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