Le film est composé de trois chapitres, chacun d'entre eux étant librement inspiré par Tokyo et tourné au coeur de la ville...
- Interior Design de Michel Gondry :
Un jeune couple tente de s'installer à Tokyo. L'ambition du jeune homme est claire, devenir réalisateur. Quant à sa compagne, plus indécise, elle a le sentiment diffus de perdre le contrôle de sa vie. Tous les deux se noient dans cette ville sans repères, jusqu'à ce que la jeune femme, trop seule, devienne l'objet d'une étrange transformation...
- Merde de Leos Carax :
Une ignoble créature sème la panique et la mort dans les rues de Tokyo. Les médias la surnomme "La Créature des égouts". L'armée finit par la capturer. Il s'agit d'un homme d'une civilisation inconnue, qui se fait appeler Merde. Son procès déchaîne les passions.
- Shaking Tokyo de Bong Joon-ho :
Depuis plus de dix ans, il est hikikomori. Il vit enfermé dans son appartement, réduisant au strict minimum tout contact avec le monde extérieur. Lorsque la livreuse de pizza s'évanouit chez lui durant un tremblement de terre, l'impensable arrive, il tombe amoureux. Peu après il apprend que la jeune fille devient hikikomori à son tour. Osera-t-il franchir la porte qui sépare son appartement du reste du monde ?
12/20 Verdict
L'initiative est belle, la réunion des trois cinéastes excitante. Tokyo! est l'occasion pour Michel Gondry, Leos Carax et Bong Joon-Ho de proposer librement leur propre vision de la capitale japonaise, avec son lot de joies et de vicissitudes inévitables. Si l'on ne peut pas en vouloir aux trois cinéastes de se concentrer plus volontiers sur son visage le moins reluisant, on attendait davantage d'unité d'un tel projet. La faute à un deuxième segment vulgaire et irritant, Merde de Leos Carax, qui vient briser l'équilibre initié par Michel Gondry et son réussi Interior Design, équilibre que Bong Joon-Ho peine à rattraper avec le très intimiste Shaking Tokyo. Une semi-déception dans l'ensemble.
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