Be Kind Rewind est bel et bien un film de Michel Gondry, à la fois bourré d'imagination et illustrant joliment l'intérêt que peut générer le cinéma ou la culture "video club". Original, universel, humble et franchement communicatif.
Lire la critique complète du filmLa fusion entre ces deux esprits déjantés que sont Jack Black et Michel Gondry n'a pas produit la merveille que l'on attendait, Soyez sympas, Rembobinez (dont on préférera de loin le titre original Be Kind Rewind) n'étant finalement qu'une petite comédie sympathique dont le postulat fou de départ (refaire ses films préférés avec le système D) n'est abordé que timidement et sans grande inventivité visuelle. Il n'y a qu'à revoir La Science des rêves pour se convaincre de l'étendue du talent visionnaire du bonhomme et de ce qui aurait pu être fait sur Be Kind Rewind. On regrettera de même que le thème de l'amateurisme versus major (amené par le personnage campé par Sigourney Weaver) n'ait pas été développé davantage, Gondry étant sans aucun doute le cinéaste le plus à même de traiter ce sujet.
Espérons simplement que Be Kind Rewind ne soit le symptôme que d'une simple baisse de régime, son génial segment dans Tokyo ! semble en tout cas confirmer la chose.
Par ailleurs, la jaquette indique que le film est présenté dans une "version longue inédite", une séquence ayant été en effet ajoutée par rapport au montage vu en salle. Celle-ci voyait Danny Glover retrouver des amis pour commémorer la mort de Fats Waller dans le train où il est mort. Ces derniers confieront au propriétaire du videoclub que pour qu'une entreprise soit rentable il faut donner au client ce qu'il désire. Glover fera ainsi le tour de tous les videoclub du coin pour analyser leur fonctionnement. Une séquence cruciale pour la poursuite de l'histoire en somme, que l'auteur de ces lignes jurerait avoir vu en salle (mais il peut très bien se tromper)...
Sortie DVD : 24 Septembre 2008








Commençons par les suppléments du premier disque et plus précisément par le gros morceau du disque, le making of Dans les coulisses de Soyez sympas, rembobinez (32 minutes), étonnament assez complet, en ce qui concerne l'aspect esthétique du film notamment. Michel Gondry expliquera en effet qu'il a opté pour le scope et une mise en scène faite de plans fixes parce qu'il en avait assez de la caméra épaule de ses deux précédents films (Eternal sunshine of the spotless mind et La Science des rêves), mais aussi parce que le thème du film dans le film nécessitait de telles dispositions. De ce making of, on retiendra que Jack Black ne peut s'empêcher de faire l'idiot lorsqu'une caméra est braquée sur lui, que Gondry se fait railler par ses collègues (en fait surtout par Jack Black) à cause de son accent coupé au couteau, que Mia Farrow s'est inscrite sur un site de rencontres dans l'espoir de trouver l'amant idéal... On assistera aux préparatifs du superbe plan séquence (où en trois minutes, une dizaine de films sont suédés), avant que le making of ne se clot sur le tournage de la dernière séquence du film, la projection de Fats Waller est né ici.


D'ailleurs, la bonne idée a été d'ajouter ce dernier (et dans son entier s'il vous plaît !) sur le disque. Par contre, on regrettera amèrement que le module soit extrêmement pixellisé (merci le flickering !), rendant la chose parfois difficilement regardable.
On terminera sur les trois courts-métrages qui complètent le disque, créés à l'initiative du concours Dailymotion lancé lors de la sortie du film dans les salles. On retiendra surtout le génial Tron que nous vous avions précédemment présenté ici.

Un premier disque allant à l'essentiel nous aurait amplement suffit, le disque qui l'accompagne s'avèrant finalement assez anecdotique.

Dans la peau de Michel Gondry est une sympathique featurette diffusée à l'origine sur une célèbre chaîne cryptée se décomposant en deux parties : dans la première, le cinéaste français en plein tournage trouve quelques instant pour revenir entre autres sur la place qu'il n'a pas su se faire au sein de la production française (entre les gros budgets et les films d'auteurs), les difficultés de compréhension entre lui et son équipe anglophone, stimulantes d'après lui car tout le monde est constamment sur le qui-vive. Il revient également sur le fait qu'au stade du premier montage, il émet souvent pas mal de réserves sur la qualité de ses films... "Mais heureusement" dit-il "les spectateurs sont assez tolérants" (sic !).

Dans la seconde partie, on retrouve Gondry lors de la présentation du film au Festival de Sundance, le cinéaste s'étant fait prêter une caméra qu'il a laissée tourner durant les trente minutes qui précèdent la projection. On y assiste entre autres à un moment gênant pour le cinéaste, certains spectateurs ne voulant pas croire qu'il est le réalisateur de Be Kind Rewind... Le module se terminera sur un extrait d'un concert donné en fin de projection, avec Gondry à la batterie et Mos Def au micro.

Avec Passaic New Jersey : le décors du film, nous partons à la rencontre des habitants de Passaic qui sont visiblement agréablement surpris qu'une équipe de tournage ait décidé de tourner un film dans leur ville. En effet depuis 1985, année durant laquelle l'usine qui faisait tourner la ville a entièrement pris feu, la ville où il faisait bon vivre a sombré dans la pauvreté et l'insécurité. Ce tournage constitue une sorte d'espoir pour eux d'un avenir meilleur.

Dans Booker T & The Michel Gondry, le cinéaste déclare qu'il voulait dans son film "réunir des légendes du jazz et du rythme and blues pour commémorer la mort de Fats Waller dans le train où il est mort". Il s'offrira même un rêve de gosse en enregistrant avec eux quelques morceaux pour la bande originale du film, séances d'enregistrement que le module nous présente ici.

Michel Gondry tente de convaincre le leader des Tenacious D dans Jack Black et Michel Gondry : discussion autour du film suédé que finalement suéder c'est créer : en effet, d'apèrs lui, Shakespeare a suédés des pièces antiques, Sergio Leone a suédé les chambara (film de sabre japonais) et les dessins de la Grotte de Lascaux sont des suédages d'animaux. Très court (5 minutes tout au plus), le module s'avère mis à part cela assez anecdotique.

Jack Black et Mod Def : impro hors champ
Le cinéaste français a demandé à ses deux acteurs d'improviser de petites ritournelles délirantes à partir de quelques films tels que When we were kings, King Kong, Carrie, Men in Black ou 2001.
Concert privé à Paris : un extrait du concert donné lors de la promo du film dans la capitale française avec Mos Def au micro, Michel Gondry à la batterie et Jean-Michel Bernard au piano.

L'Avant-Première du film à Paris est l'exemple de la featurette dans ce qu'elle a de plus promotionnelle, et dans laquelle ce que l'on appelle les professionnels de la professions donnent leurs réactions à chaud en sortant de la projection du film.
Le tour d'horizon du disque se termine par la bande annonce du film suédé par Michel Gondry.
Films
réalisé par Michel Gondry
année de production : 2008 sortie en salles : 5 Mars 2008
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DVD / HD-DVD / Blu-Ray
Sortie : 24 Septembre 2008 Zone : 2 durée : 1h41
éditeur : EuropaCorp
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